Amis lecteurs,
Me voilà donc installée à Musha !
Installée, et bien installée. Cinq sœurs étaient à Kigali pour m'accueillir à l'aéroport, et une sixième attendait à la maison de Musha, à 35 minutes de là (par une très bonne route goudronnée d'ailleurs, sauf la fin sur une piste de terre), avec le dîner. Je suis installée dans une petite maison attenante à l'école de couture qu'elles viennent d'ouvrir, avec une chambre spacieuse et une salle de bain rien que pour moi. Je suis bien plus confortablement installée que ce que je pourrai espérer en colocation dans un studio à Paris l'année prochaine !
Le plus surprenant en arrivant, ce n'était pas vraiment la végétation : il faisait nuit noire. C'est l'odeur très particulière de l'air, la chaleur qui vient tout d'un coup (gros contraste avec la fraîcheur de l'avion). Ici, il y a exactement 12h de jour et 12h de nuit, et aucun décalage par rapport au soleil. Il se lève donc à 6h pour se coucher à 18h, et par la même occasion il n'y a pas de décalage horaire avec la France pendant l'été.
Les Rwandais sont écologistes : je voulais sortir de l'aéroport avec l'un de mes bagages emballé dans un plastique (ces spécialités d'aéroports pour protéger les bagages, et surtout dans mon cas en emballer deux ensemble pour ne pas payer de supplément), mais on m'a tout de suite prévenue. "Here, in Rwanda, we don't use plastic. Cut this before you go." (dans les grandes lignes...). On m'a donc gentiment aidée à déballer mes bagages, ce qui m'a évité de m'escrimer sur ce matériau particulièrement résistant. Par ailleurs, les agents qui étaient là - aussi bien pour le visa que pour le reste - ont été très sympathiques, et l'accueil des sœurs a été particulièrement chaleureux.
Ici, la terre est rouge, les maisons sont rouges, les chemins sont rouges... Et la végétation est verte. C'est magnifique. Je vous livrerai des photos plus tard. Je pense que Gédéon va bien se plaire ici ! Je ne l'ai pas encore présenté aux sœurs, d'ailleurs, il va falloir que j'y pense.
Comme vous le voyez, j'ai un accès à internet... Bien que capricieux. Il semblerait qu'un programme chargé s'ouvre devant moi. Afrique, me voilà !
Je vous embrasse
Jeanne