Amis lecteurs,
Si je ne réponds pas à vos commentaires, ce n'est pas parce que je ne les lis pas, au contraire. Mais j'ai déjà beaucoup dit combien c'était compliqué et long ici d'accéder à internet, d'afficher les pages les unes après les autres... Et ce n'est pas moi qui paye la connexion (qui n'est pas illimitée).
Cependant, on m'a demandé ce que je faisais, concrètement. Je vais répondre ici même. Les sœurs de l'Enfant Jésus ont deux écoles de coupe / couture au Rwanda : à Zaza (l'école est appelée Nazareth), depuis déjà plusieurs années, et à Musha (école Bethléem) depuis 3 mois. Ces écoles sont destinées à de jeunes femmes qui n'ont pas eu les moyens de payer leur scolarité, et donc d'apprendre un métier pour gagner leur vie. De ce fait, leurs niveaux sont très inégaux, et une grande partie ne parlent ni l'anglais, ni le français. Il serait donc difficile pour moi de leur donner des cours, puisque de mon côté je ne parle pas le kinyarwanda. Mais il n'est pas exclu que je leur donne un jour des cours de français (du moins à l'école de Musha).
Cela ne m'empêche pas d'apporter l'aide que je peux à cette école, par exemple en m'occupant de leur faire des bulletins de note grâce à mes humbles connaissances en bureautique (Dieu que c'est long à faire quand ce n'est pas automatisé !). Je leur apporte aussi en quelque sorte une aide indirecte, en donnant des cours de base d'informatique aux trois novices, ce qui leur permettra par la suite de faire elles-mêmes les tâches dont elles auront besoin. Je donne aussi des cours de renforcement en français à l'une des novices, sœur Thérèse Marie.
Mais mes activités ne se résument pas à Musha et à son école, loin de là ! Comme je vous le disais, lundi et mardi dernier je suis allée à Zaza, où j'ai visité les environs lors d'une longue et agréable promenade. Rien que de voyager d'une ville à une autre prend tout de suite des heures, vu la qualité des routes... Je devrais dire, pistes, pour certaines. Mercredi, les sœurs avaient une répétition de chants à Kibungo pour un congrès qui aura lieu au mois d'octobre, je les ai accompagnées. Vendredi, je suis allée avec Sœur Marie Emmanuel à Kigali (la capitale), où j'ai commencé des démarches pour mon renouvellement de visa. Dimanche, j'ai assisté à une vraie fête africaine, avec une messe de deux heures, suivie de chants et danses magnifiques. Les sœurs Oblates du Saint Esprit (amies des sœurs chez qui je vis) fêtaient le jubilé (les 50 ans) de la béatification de leur fondatrice, Helena Guerra.
Voici le superbe paysage que j'ai pu contempler là-bas
Et un aperçu des danses (et du monde !) que j'ai pu voir
Lundi, je suis retournée à Kigali pour mon visa. Enfin, j'avais toutes les pièces nécessaires : je devrais pouvoir le retirer demain ou après-demain, car je serai tout près de Kigali. Et aujourd'hui, je suis allée à Rwamagana, pour accompagner Sœur Marie Anastasia qui s'occupe du renouvellement de son passeport : elle va retourner en France peu après moi. J'ai vu un marché avec toutes sortes de pagnes et autres châles africains... Difficile de se décider : que rapporterai-je en France ?
Et demain et après-demain, je vais aller chez les sœurs du Bon Pasteur, à l'entrée de Kigali : elles accueillent des volontaires (québécoises pour la plupart, puisque c'est une fondation québécoise - ou du moins canadienne, mais francophone) pour s'occuper d'une ludothèque qui accueille des enfants africains. Je ne sais pas encore ce que ça va donner, je vous raconterai plus en détails ! J'irai là dès que les novices auront des cours à Kigali (dans le cadre de leur noviciat) : elles me déposeront en allant à Kigali, et me reprendront en repartant !
J'ai hâte d'emmener Gédéon voir cette ludothèque.
Je vous embrasse
Jeanne
Merci pour tous ces détails :) On a l'impression d'être avec toi comme ça !
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